· Durée de la lecture : 4 minutes · 0 Commentaires
partager l'article
L’Armée du Salut Suisse soutient la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo. Elle a déjà engagé 15’000 francs pour préparer des structures de santé à d’éventuels cas d’Ebola. Une nouvelle contribution de 70’000 francs à un projet de prévention est prévue.
Une ressortissante suisse infectée par le virus Ebola est actuellement prise en charge en Suisse. Son conjoint, considéré comme un contact étroit, est lui aussi à l’isolement. Selon l’Office fédéral de la santé publique, il n’existe aucun risque pour la population suisse.
Alors que ce cas suscite l’attention dans notre pays, Ebola représente un défi très concret pour les populations des régions touchées en République démocratique du Congo. L’Armée du Salut y dispose d’un vaste réseau : elle gère 34 structures de santé et près de 620 écoles. Ces structures locales déjà en place peuvent également être mobilisées pour le travail de prévention.
Préparer les structures de santé à d’éventuels cas d’Ebola
Le Développement international de l’Armée du Salut Suisse a déjà mis à disposition 15’000 francs pour des mesures de lutte contre Ebola. Cette somme a permis d’équiper des structures de santé en matériel et de former le personnel afin de les préparer à d’éventuels cas d’Ebola. Des établissements de santé ne dépendant pas de l’Armée du Salut ont également été associés à ces mesures.
L’Armée du Salut Suisse soutient en outre son organisation partenaire sur place dans la gestion du projet et dans la recherche de possibilités de financement supplémentaires.
Porter la prévention jusque dans les villages et les communautés locales
Une nouvelle contribution de 70’000 francs est en cours d’approbation. L’objectif est de s’appuyer davantage sur les structures locales de l’Armée du Salut pour le travail de prévention. Les responsables sur place doivent recevoir des connaissances de base et du matériel afin de pouvoir informer les communautés et les villages environnants sur Ebola, les risques de transmission et les mesures de protection.
Il est notamment prévu de distribuer des articles d’hygiène, comme du savon, ainsi que d’acquérir des thermomètres destinés aux contrôles réguliers effectués par le personnel de l’Armée du Salut.
L’action de l’Armée du Salut ne se limite donc pas à la prise en charge médicale. Grâce à son réseau de structures de santé, d’écoles et de communautés locales, les informations et les mesures de prévention doivent également pouvoir atteindre les personnes vivant en dehors des grands centres.
« Les écoles doivent contribuer à la prévention »
Le Dr Serge Musasa Lungungu est directeur médical de l’Armée du Salut en République démocratique du Congo. « La situation reste tendue, même si l’on constate progressivement des améliorations à certains endroits. Dans les régions frontalières de l’est du pays, l’inquiétude reste vive. Pour la première fois, nous enregistrons également des cas chez des enfants de moins de cinq ans. Une nouvelle stratégie nationale vise à mieux ralentir et stopper la propagation de la maladie. Les structures locales et le réseau de l’Armée du Salut apportent une contribution substantielle à cet effort. »
« Trois défis majeurs subsistent : renforcer le travail d’information auprès de la population locale, assurer un suivi plus complet des contaminations et améliorer la protection contre Ebola », poursuit le Dr Lungungu.
L’Armée du Salut souhaite donc associer plus étroitement ses écoles au travail de prévention. Selon les plans actuels, les quelque 620 écoles doivent elles aussi être préparées à faire face à Ebola.
Pour plus d’informations
-
- André Chatelain – Produktmanager Kommunikation Internationale Entwicklung, Heilsarmee Schweiz
Tel. +41 79 853 06 05 | Mail
- André Chatelain – Produktmanager Kommunikation Internationale Entwicklung, Heilsarmee Schweiz