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Le chômage, qui découle principalement du manque de qualification professionnelle adéquate, constitue un grand problème pour les jeunes. Beaucoup ne parviennent pas à achever leur scolarité, ou alors l’argent pour les études leur fait défaut.
La formation professionnelle pour lutter contre la pauvreté
Afin de réduire la pauvreté au Myanmar, le projet de l’Armée du Salut poursuit une approche globale. Concrètement, des groupes de micro-crédit permettent d’augmenter les revenus et l’accès à l’eau potable est rendu possible, ce qui améliore la santé et l’hygiène de près de 50 000 personnes dans plus de 100 communautés villageoises.
Une offre du projet visant à réduire la pauvreté au Myanmar encourage tout spécialement la formation professionnelle de la jeune génération. L’offre de formation professionnelle transmet des compétences ouvrant de meilleures perspectives professionnelles aux participants. Car une chose est sûre : les jeunes ont besoin d’emplois pour rompre le cercle vicieux de la pauvreté.
Nan Kham Chay et Tha Nei Lang sont deux des filles qui ont trouvé un nouveau chez-soi au Foyer de Yangon. Toutes deux vivaient dans des conditions précaires.
Les parents de Nan Kham ont divorcé lorsqu’elle était encore très jeune. Sa mère a tenté de maintenir la famille à flot dans la mesure du possible en exerçant des petits boulots. Pourtant, la nourriture manquait souvent. Afin de permettre un avenir meilleur à Nan Kham, son grand-père a fait le nécessaire pour qu’elle puisse entrer au Foyer pour filles de Yangon, dans lequel sa mère avait déjà grandi.
Tha Nei a connu une situation similaire. Son père a eu un accident de travail mortel, alors qu’elle avait à peine un an. Sa mère a quitté le Myanmar pour l’Inde, afin d’y travailler comme employée de maison. Tha Nei a été placée chez sa grand-mère et son oncle. Comme ce dernier buvait beaucoup d’alcool, pour protéger sa petite-fille, sa grand-mère a décidé de la placer dans un foyer pour filles. En 2017, après un séjour de plusieurs années dans un autre foyer pour filles de l’Armée du Salut, Tha Nei est arrivée à Yangon.
La formation, garantie d’une vie autodéterminée
Le Foyer pour filles de Yangon est devenu un nouveau chez-soi pour Nan Kham et Tha Nei. Un lieu dans lequel elles peuvent être des enfants et jouer, se faire des amies, bénéficier d’une formation et grandir en sécurité, à l’abri de la violence et de la maltraitance. « Je suis heureuse au Foyer pour filles de l’Armée du Salut. Je peux y grandir et élargir mes connaissances », explique Nan Kham. Même si leur départ dans la vie n’a pas été facile, les filles se développent de manière exceptionnelle : « J’ai terminé ma dernière année scolaire avec une distinction et j’ai déjà gagné quelques prix lors de concours d’art et de peinture », raconte fièrement Tha Nei. Son souhait pour l’avenir : devenir guide touristique, voyager et découvrir de nouveaux horizons !
Les filles bénéficient déjà d’une formation professionnelle durant leur séjour au Foyer. Une fois la limite d’âge atteinte, lorsqu’elles quittent le Foyer, un programme spécial veille à ce qu’elles s’intègrent dans la société et ne finissent pas dans la rue. Elles sont soutenues afin de poursuivre leur parcours de formation et de continuer leur formation universitaire ou technique.
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La formation façonne l’avenir et permet aux jeunes d’échapper au cercle vicieux de la pauvreté.
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