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Chaque année, plus de 500 jeunes hommes effectuent des missions de service civil, de courte ou de longue durée, au sein des institutions de l’Armée du Salut Suisse. Celle-ci figure ainsi parmi les principales organisations d’accueil des civilistes.

Au sein de l’Armée du Salut, les civilistes travaillent notamment dans des structures d’hébergement pour personnes en situation de handicap, dans des établissements médico-sociaux (EMS) et des foyers pour enfants, dans des centres d’hébergement d’urgence, des centres d’accueil pour réfugiés ou des brocantes. Ils accompagnent les personnes à leurs rendez-vous médicaux ou administratifs, les aident dans leurs démarches administratives, participent aux tâches ménagères, organisent des activités de loisirs pour les résidents ou sont simplement présents au quotidien auprès de personnes vulnérables.

La liberté de conscience est fondamentale

« Les civilistes ne remplacent pas les professionnels », déclare Daniel Imboden, secrétaire en chef (CEO) de l’Armée du Salut Suisse. « Mais ils assument des tâches pour lesquelles, malheureusement, on manque souvent de temps au quotidien dans les institutions sociales. Ils offrent aux gens du temps et de l’attention et permettent une plus grande proximité – en particulier avec les personnes en marge de la société. »
L’Armée du Salut reconnaît l’importance de la mission de l’armée. De nombreux jeunes hommes issus du milieu de l’organisation accomplissent leur service militaire avec conviction. Parallèlement, la liberté de conscience est un droit fondamental essentiel pour l’Armée du Salut. Quiconque ne peut accomplir son service militaire pour des raisons de conscience doit avoir la possibilité d’effectuer un service civil au profit de la société. Pour cela, les civilistes doivent déjà aujourd’hui accomplir 50 % de jours de service de plus que ce qu’ils devraient effectuer dans l’armée. « Notre société a besoin de personnes qui prennent des responsabilités – que ce soit dans l’armée ou dans le service civil », déclare Daniel Imboden.

Le service civil contribue à lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée

L’Armée du Salut souligne par ailleurs la pénurie croissante de personnel qualifié dans les domaines des soins, de l’accompagnement et de la pédagogie sociale. Même pour les institutions sociales telles que l’Armée du Salut, il devient de plus en plus difficile de pourvoir rapidement les postes vacants. Selon les prévisions officielles, les besoins en personnel vont notamment augmenter massivement dans les soins aux personnes âgées au cours des prochaines années. Les civilistes aident à pallier les pénuries de personnel et à soulager les équipes.

Mais surtout, de nombreux jeunes hommes découvrent pour la première fois, pendant leur service civil, à quel point le travail auprès de personnes en situation difficile peut être enrichissant. Il n’est pas rare que cela débouche plus tard sur un engagement professionnel dans les soins, l’accompagnement ou la pédagogie sociale. Du point de vue de l’Armée du Salut, le service civil est donc un facteur déterminant pour savoir si la Suisse disposera à l’avenir d’un personnel suffisant pour les soins et l’accompagnement.

Pour ces raisons, la Fondation Armée du Salut Suisse recommande de rejeter la modification de la loi sur le service civil le 14 juin 2026.

À propos de l'Armée du Salut Suisse

La fondation d'utilité publique de l'Armée du Salut Suisse compte plus de 2’200 collaborateurs et est présente sur plus de 150 sites à travers toute la Suisse. Ses services s'adressent en particulier aux personnes en situation de précarité. L’Armée du Salut est le plus grand fournisseur d’hébergements pour les personnes sans domicile fixe et les sans-abri en Suisse ; elle gère des foyers ainsi que des ateliers pour les personnes en situation de handicap, des établissements médico-sociaux (EMS) et des établissements médico-sociaux, des foyers pour enfants et adolescents, des crèches ainsi que des centres d’hébergement pour réfugiés - dont le plus grand centre d’hébergement collectif de Suisse, situé dans l’ancien hôpital Tiefenau de Berne. L'Armée du Salut compte également 49 paroisses locales, appelées « poste ».

Son offre sociale comprend également une douzaine de centres de consultation sociale, quatre centres de consultation pour les personnes en situation de prostitution, une aumônerie pénitentiaire, une école de langues pour les personnes allophones, et bien plus encore. Son département de développement international vient en aide à environ 300’000 personnes dans 14 pays du Sud. La Fondation de l’Armée du Salut Suisse est une organisation à but non lucratif certifiée Zewo.

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